L’histoire du château

Au temps du roi Saint Louis, le prieuré de Montfort, possédait aux Mesnuls un fief aux Mesnuls.
C'est d'ailleurs au XIIIème siècle que cette seigneurie prit définitivement je nom de "Les Mesnuls",
auparavant, elle s'était appelée Menil, puis les Mesnils.

En 1230, Ernant des Mesnuls y fit construire un manoir. Il appartint successivement à Jean GAUTHIER,
Robert DUPORT, Jehan NYART. Le duc de Bretagne, comte de MONTFORT, fut aussi propriétaire
du manoir.

En 1460 (règne de Louis XI), un dénombrement fait au duc de Bretagne par Simon de MAINTENON,
seigneur du Chêne ROGNEUX, apprend que le fief qui consistait en un hôtel du manoir et 20 arpents de terre,
est cédé par les héritiers de Jehan MIART, à Pierre CHATILLARD.
D’autres fiefs relèvent de celui-ci ; on connait celui du petit Moulin ou « Touretterie ». Les seigneurs des
Mesnuls ne relèvent que d’eux-mêmes et ne sont pas tenus de rendre hommage à plus puissants.
Ils sont donc de haute noblesse. 

En 1535, Christophe  de REFUGE, écuyer, un des 100 gentilshommes de François 1er, achète le fief et
se ruine à la construction d’un château avec pont levis, passerelles et fossés qui en défendent l’accès.
Il meurt en 1571.

En 1575, son fils vend cette terre à Robert de COMBAULT, chevalier des deux ordres du roi Henri III,
gentilhomme de sa chambre, capitaine des gardes de la reine et à dame Louise de la BERAUDIERE,
son épouse. On leur doit la partie ouest de la façade principale.

En 1608, Bénigne BERNARD, secrétaire et notaire du roi Henri III, achète les Mesnuls aux filles de
monsieur COMBAULT, moyennant 600 000 livres. Il obtient en 1619 de l’évêque de CHARTRES, de faire
célébrer la messe en son château et y fait construire en conséquence une chapelle. Il meurt en 1626.

En 1637, son frère et successeur, cède ses biens à Achille COURTIN, puissant seigneur des  Essartons,
grandement estimé du roi Louis XIII, qui le reçoit dans son intimité, goute fort sa conversation et accède
volontiers à ses désirs, obtient, entre autres, l’autorisation de porter et faire porter l’arquebuse par ses tireurs,
alors que c’était interdit dans le reste du royaume.
Ainsi que l’érection de la seigneurie en Comté, ce qui lui permet de signer COURTIN, Comte des Mesnuls.
Il marque son droit de posséder des armes en faisant poser sur la façade Sud, des figures en poterie
représentant des archers.

En 1731 (règne de Louis XV), sa petite fille ; la Maréchale de VILLARS, reçoit le château en donation de sa mère,
Madame de VARENGEVILLE. Le Maréchal fait exécuter dans le parc d’importants travaux de terrassement et
fait percer dans le bois la belle trouée qui porte son nom.

En 1736 (règne de Louis XV), la Maréchal de VILLARS vend le château au comte de BALTHAZAR WALL
(Irlandais) qui le cède par legs en 1754 à son cousin.
Le nouveau compte de VALL, vend les Mesnuls en 1767 au vicomte Saint  EAU de SALTABERRY,
moyennant 262 393 livres. 

En 1774 (règne de Louis XVI), le vicomte passe avec le duc de LUYNES un contrat d’échange des 2/3 de
la seigneurie contre certains droits. Il fait construire le pavillon de chasse à l’entrée des communs.

En 1776 (ministère Turgot), Monsieur le marquis de MAUPEOU, chancelier du Roi, achète les Mesnuls
pour 352 800 livres.

En 1791 (Assemblée Constituante), Monsieur de MAUPEOU vend le château à Jean Adrien LEROY de CORMILLY
pour 366 665 livres. Ce dernier fait poser la grille de fer forgé de la cour d’honneur, provenant du pavillon royal
de Saint HUBERT, ancien rendez-vous de chasse de Louis XV.

Le 24 prairial (13 juin) de l’an … le château mis en vente, est adjugé à Madame de BOURQUENOUD. 

En 1808 (Napoléon 1er), sa fille, madame LEROY de CORMILLY, en devient propriétaire.

En 1839 (règne de Louis Philippe), la propriété passe aux mains de la comtesse de NUGENT, née
LEROY de CORMILLY. Elle fait aménager la chapelle et les médaillons de la façade Sud. Le dernier à gauche,
d’un modèle ancien, représente Diane de POTIERS (1499-1566). Le château reste propriété de la famille
NUGENT jusqu’en 1914, date à laquelle Madame BRIER, marquise de BETHUM, l’achète. Le château était
plein de reliques du passé, elles ont été vendues par Madame BRIER en 1924. 

En 1924, Monsieur CHRISSOVELONI (banquier roumain), achète à son tour le château et y faire d’importantes
transformations. Entre autres, l’installation d’un magnifique escalier et de beaux plafonds à poutrelles peintes
provenant du château de Courcelles (Sarthe). Dans le parc, d’une balustrade gallo-romaine et d’un ravissant
petit cloître roman en marbre rose, transplanté depuis Saint Genis des Fontaines (Pyrénées Orientales)

De 1931 à 1947, les héritiers de CHRISSSOVELONI laissent se dégrader le château. Les Allemands,
puis les Américains l'occuperont pendant la seconde guerre mondiale.

En 1947,  Monsieur CHRISSOVELONI loue le château à l’œuvre des Enfants mutilés de guerre.

En 1950, une grande kermesse est organisée par les enfants mutilés (les 16 et 17 septembre)

En 1957, dixième anniversaire du Centre de Rééducation et de Traitement, en présence de la Baronne MALLET,
de Miss KEMP et d’autres membres bienfaiteurs. La soirée fut illustrée par un éblouissant feu d’artifices.

En 1978, pour des questions de normes d'habitabilité et de sécurité, le Centre de Rééducation est transféré
dans la commune de Richebourg, toujours dans les Yvelines.
Abandonné, le château est pillé et occupé par des squatters.
Ce n'est que 9 ans plus tard, il est racheté par la société Thomson (devenue Thalès) pour en faire un luxueux
centre d'accueil pour formation de cadres et y organiser des séminaires d'entreprises
Il aura fallu 2 ans de travaux de restauration pour que le château retrouve son lustre d'antan.

Sources : Norbert CHARLETTON, complétées par Yves PREHER

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